vendredi 29 mai 2009

Redirection

Voici un petit texte publié sur le site des Isotopes, notre équipe de Cosom.
Je le remet ici, pask, ça me tente, mais que finalement, il témoigne d'un moment assez important de ma carrière de hockeyeur de garage, l'envie plus que forte de ranger mes balles à trous, de laisser le cosom aux mongols.
L'impression d'avoir assez donné, tsé.
On verra ben.



Engeance


Ça fait un bon 10 heures que je me retiens, mais là, je suis plus capable.
C'est trop ridicule.
J'alterne entre le rire franc et les larmes.

Le genre de phrase tout simplement incroyable.

Aussi inconscient et incongru que de porter le numéro 66 ou 99.
Aussi ridicule que de se donner des high fives sur le quatorzième but d'une game qui finit 14-4.

Simplement, tu ne peux pas déclarer sérieusement :
« T'es bon rien, tu devrais jouer sur glace » sans te faire dire que t'es cave en tabarnak.

Répétons, juste pour être sûr, en augmentant un peu le niveau littéraire:
«Tu n'est pas très bon au hockey cosom mon cher ami, je te conseillerais plutôt d'aller jouer au hockey sur glace, c'est beaucoup plus facile!»

Dans le genre de commentaire de gars qui comprend tout de travers, c'est dur à battre.
Faudra lui expliquer, à ce pousseux de balles à trous, ce Doug Wickenheiser du dimanche matin, que le hockey, c'est d'abord et avant tout sur la glace que ça se joue, avec des patins et une puck.
Y a toujours ben des limites à jouer les têtes enflées qui pensent avoir inventés le one-timer.

Bon, je m'emporte.

Le pauvre ti-cul a peut-être pas eu la chance d'apprendre à patiner à quatre ans.
Pas eu la chance de réveiller ses parents pour aller à sa game du samedi matin à huit heures, pas eu la chance d'apprendre à attacher ses bas avec ses jarretières, à parfaire graduellement sa technique pour attacher ses patins un peu plus, rendu sur le banc, en relevant son casque trop grand pour lui.
Il a peut être pas vécu ça lui, le pauvre, de voir le soleil d'un matin de janvier passer par les fenêtres d'un aréna, allant frapper la glace, drette sur la ligne bleue, aveuglant les ti-cul qui veulent rentrer dans la zone.
Ça lui dit rien, à lui, les papillons dans le ventre quand t'es assis dans la chambre pendant que la zamboni refait la glace entre la deuxième et la troisième période de la game finale d'un tournoi où t'es allé parce que toute l'équipe c'est fendu le cul pour ramasser du cash en vendant du pain, pis en ramassant des bouteilles.

En tout cas, il a certainement pas appris à jouer contact une fois rendu bantam, il s'est probablement jamais fait geler en plein milieu de la glace pendant un camp d'entrainement, tsé, c'est le genre de chose qui aide à devenir humble.
À le voir aller le nez en l'air, plein d'assurance, on comprend ben que ça y est juste pas arrivé de pogner plus gros, plus fort, plus vite sur ses patins parce qu'il serait pas tout le temps en train de brailler à chaque fois qu'un bâton passe proche de ses mains non gantées.

Asti de jambon.

Je viens de passer trop de temps à parler de lui.
Honte à moi.
Les Dieux du hockey, si ils ont du temps à perdre avec le hockey cosom, s'occuperont ben de lui un moment donné, ti-coune de calisse.

Kein, une tite image de respect de la game, bozo.


4 commentaires:

É. a dit…

Oah. C'est beau.
Pis la photo, asti,
Uhm.
:0)

The Boy From County Hell a dit…

ouan ti criss de braillard pas de gants . Viens jouer sua glace rien qu'un chiffre . Pis passe su mon bord voire

The Boy From County Hell a dit…

non mais j'yé tu dis ou j'yé pas dis

Gomeux a dit…

Maurice avait récolté une belle commotion ce soir là...Ouch

Tu y a dis en esti.

Voici la preuve que les Dieux du hockey se calissent du cosom:
Bozo tient la coupe dans ses mains...